Publié le 29 ao?t 2025 Mis à jour le 29 ao?t 2025
Zones d’immersion de f?ts radioactifs (NEA#3 et #4) dans l’Atlantique Nord-Est (haut) et localisation des 6 f?ts observés par Epaulard en 1985 (bas). ? Projet NODSSUM, 2025
Zones d’immersion de f?ts radioactifs (NEA#3 et #4) dans l’Atlantique Nord-Est (haut) et localisation des 6 f?ts observés par Epaulard en 1985 (bas). ? Projet NODSSUM, 2025

Depuis plusieurs décennies, des milliers de f?ts de déchets radioactifs reposent dans l’Atlantique Nord-Est. Pour évaluer leur état et leurs effets sur l’écosystème, la campagne scientifique NODSSUM, portée par le CNRS, a été lancée. Sa première mission, du 15 juin au 11 juillet, vise à cartographier la principale zone d’immersion et à étudier les interactions avec la biodiversité marine, avant une seconde mission dédiée à l’exploration au plus près des f?ts.


La mission interdisciplinaire NODSSUM, coordonnée par le CNRS en partenariat avec l’Ifremer, l’ASNR et plusieurs acteurs nationaux et internationaux, a appareillé le 15 juin pour un mois de recherches en mer. Elle prévoit deux campagnes afin de cartographier, à l’aide d’outils modernes, la principale zone d’immersion de ces f?ts, volontairement déposés pendant près de 40 ans dans les plaines abyssales de l’Atlantique Nord-Est.

Cette première étape de repérage mobilise le robot autonome UlyX [2] de la Flotte océanographique fran?aise, opéré par l’Ifremer.

Le Laboratoire de Physique de Clermont Auvergne (LPCA) fait partie des deux laboratoires à l’origine de ce projet.



Entre 1946 et 1990, plus de 200 000 f?ts remplis de déchets radioactifs ont été jetés par plusieurs Etats européens dans la plaine abyssale de l’océan Atlantique Nord-Est, dans les eaux internationales, à plus de 4 000 mètres de profondeur. Ces f?ts contiennent des déchets incorporés dans du bitume et du ciment afin de remplir les espaces libres des f?ts. 

Le projet NODSSUM, campagne interdisciplinaire associant nucléaire, géologie, océanographie, biologie et chimie marine vise à cartographier la zone d’immersion principale et à comprendre le comportement des radionucléides3  dans les eaux profondes ainsi que leurs interactions avec les écosystèmes marins. Pendant un mois, les scientifiques parcourront les zones d’immersion des f?ts radioactifs gr?ce à un sonar à très haute résolution, embarqué sur le submersible autonome UlyX qui réalise ses premières plongées scientifiques. Il survolera la zone à environ 70 mètres d’altitude afin de cartographier et repérer les f?ts et se rapprochera à une dizaine de mètres environ pour les photographier. Cela permet d’identifier les zones de réalisation d’échantillonnage d’eau, sédiments et faune, dans un premier temps, à distance des f?ts.

Article rédigé par le CNRS
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